|
L'ORIGINE DU TWARAB
Introduit aux Comores par des immigrés de l'Afrique de l'est au tout début du 20ème siècle, le taarab (joie par la musique) en arabe est à Zanzibar un concours de chant.
Tandis que les musiciens sur des musiques célèbres jouent des thèmes célèbres, les chanteurs eux improvisent totalement les paroles et le plus souvent, ironiques et pleines d'esprit qui donnent prétexte à bien des moqueries.
Chez nous aux Comores il était joué avec des instruments locaux, tels que le Ngoma, le Msondro, le Oud et bien plus tard avec le violon dont il est dit à ce propos que c'est un violoniste de Zanzibar, Abdallah Mohamed Cheikh, qui aurait rendu populaire cette musique dans le reste de l'archipel.
Chanté en arabe ou en Swahili, le Twarab était surtout chanté à l'occasion des mariages où les femmes elles-mêmes pouvaient participer.
C'est en 1962 que Mohamed Hassan a l'idée de chanter le Twarab en Shingazida, notre dialecte local et là, le succès fut sans précédent.
|