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Le CLUB privilèges
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| Edito mars 2011 |
| Jeudi, 10 Mars 2011 00:00 |
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Quel avenir pour les artistes comoriens ? On assiste de nos jours à une montée fleurissante d’artistes comoriens qui se lancent dans la chanson. Que ce soit dans les musiques populaires ou modernes, l’artiste comorien n’a pas les mêmes avantages, le même avenir que les artistes étrangers. Quand bien même que certains de ces artistes vivent en Europe et ailleurs, et sont membres à des organismes qui protègent les droits d’auteurs et notamment la SACEM, il est difficile pour eux de faire valoir entièrement leurs droits. C’est décevant quand vous retrouvez votre album qui vous a pris du temps, de la réflexion, de l’investissement financier, et on en passe, vendu à un euro sur le marché de Volovolo à Moroni. Il n’est pas nécessaire de rentrer dans l’épisode du piratage maintenant, nous développerons cela dans un autre éditorial. Constatez vous-même d’après les estimations - car là encore il y a du travail au niveau du recensement culturel - sur une échelle de plus de mille artistes de Twarab, musique, chants traditionnels et autres, seulement près d’une dizaine sont inscrit à la SACEM. Et les conséquences sont flagrantes aux Comores, car, sans protections aucune, beaucoup de travaux des artistes se retrouvent à la radio et à la télévision et ce, sans rémunération aucune. C’est désolant pour ces créateurs, ceux, qui jour et nuit pensent et développent leurs projets, censé leur donner leur pain. A l’inverse, des pays comme la France, chaque passage radio, télévision et autre domaine où l’image de l’artiste est utilisée, ses droits lui sont versés. Ce qui aide l’artiste à évoluer. La réalité est aberrante quand on sait qu’aucun gouvernement ne se penche réellement et concrètement sur le sujet. Tout en sachant que ce sont les artistes qui sont aussi acteur du développement culturel de leur pays, et qu’en retour il n’y a pas de dispositif mis sen place, aucun encouragement n’est fait dans ce sens, il est donc logique et il faudrait s’y attendre que d’ici quelques années beaucoup d’artistes jettent l’éponge et que fatalement la culture pourrait s’éteindre, voire se faire écraser comme nous l’assistons de nos jours, par d’autres musiques de l’extérieur. Qu’adviendra t-il alors du patrimoine artistique comorien? Ainsi il faut qu’à plusieurs qu’on tire sur la sonnette d’alarme afin de réveiller beaucoup d’entres nous et de trouver des solutions encourageantes et concrètes. Beaucoup mènent déjà certaines actions dans ce sens mais il en faut encore plus. Car autrement, c’est avec tristesse qu’on constatera plus tard les dégâts. Mais il sera peut être trop tard. Et pire, irréversible. Chers collègues artistes, Réveillons nous et clamons nos droits afin de travailler dans de meilleures conditions et ainsi, pouvoir évoluer, pérenniser les traditions et transmettre nos savoirs! En agissant méthodiquement et efficacement, nous sauverons nos carrières, nous vivrons dans de meilleures conditions et l’image de notre pays sera plus valorisée. Qu’attendons-nous ? |

Album Umma -

